06.08.2006

A l'ouest...

 medium_Jean-Baptiste-Camille Corot

 Jean Baptiste Corot - Musée du Louvre, Paris.
 
Jusqu'au 28 je serais quelquepart dans ce tableau. Plus souvent par-delà son horizon
Bonnes vacances aux uns, bon courage aux autres. 

03.08.2006

Purgatoire

Théoriquement, c'est à compter de demain que Garfeildd est réintégré dans (ses fonctions ?) l'éducation nationale.

 

Tag Technorati :  

22.07.2006

Pratico-pratique

Il fût un temps, dans nos contrées, où la dialectique permettait de casser les briques cinématographiques grâce à la puissance négative du concept de doublage.

Aujourd'hui, la Beauté et la Puissance de l'Idée sur son concept  est toujours à l'oeuvre quelque part en Orient.

A cette même adresse vous trouverez d'autres curiosités intéressantes (dans la barre de navigation, supprimez le nom de la page où vous êtes et relancez la connextion). En koréen, c'est joli et intrigant.

Via : Revese Cowgirl 

 

 

Tag Technorati :  

04.07.2006

India Songs

Pour la première séance de cinéma en plein air de l'été : Mother India.
Une curiosité.
Les héros individuels, les plans réalistes socialistes (ah ! les deux héros tenant une brassée de millet et portant la faucille sur l'épaule, fixant, au delà de l'écran, l'horizon de l'avenir fécond), la famille, le village, l'Inde (la carte dessinée lors du battage de la moisson).
Une histoire à cracher le sang. Qui finit dans le sang transubstancialisé en eau féconde et réparatrice. Avec ce qu'il faut de gentils, d'ambiguës, de méchants, de pleutres et d'imbéciles. De femmes rudes, obstinées, entêtantes, dévouées, de paysans matois, bornés, fanfarons. Et bien sûr, le symbole : la mère. Héroïque, aimante, incohérente, protectrice. L'âme de la communauté qui face au désastre reste là, empêche la fuite, la débandade, l'abandon. Qui arrache à la boue de nouvelles pousses. Qui gagnera en perdant le fruit de ses entrailles.
Grande soupe syncrétique : brahmane, lutte des classes, féodalisme, rentier, réincarnation, honneur de la communauté et salut des âmes. Le tout enchassé dans une ode à la mécanique et pein de musique de chants et de danses, d''effets spéciaux archaiques et de studio boursouflé.
Un film vieillot, démodé avec un je ne sais quoi d'éternel qui nous tient en haleine entre les changements de bobines.
Durant tout ce temps, l'orage grondait sur les Monts d'Or et les éclairs striaient le ciel lyonnais. Que sont de grosses gouttes tiédes face à la mousson qui déferle sur l'écrant : rien.

30.06.2006

33

Cela fait belle lurette que je ne lis plus Libération. Cela fait bien longtemps qu'il est devenu un pays lointain aux idées étranges.
Ce ne fut pas toujours le cas. Ce journal fut le mien, il y a trente trois ans.

Trente trois ans !
J'avais dix-neuf ans, j'étais mineur, j'allais raté mon bac. Avec d'autres du même âge, nous avions la tête remplie des bruits de 68. Nous prétendions conduire sa fureur à la victoire. Nous pensions embrasser, encercler l'univers dans notre ronde...L'éternelle tâche des nouvelles générations. Mais il est vaste -bien plus vaste, fluide -bien plus fluide, que l'imagination la plus folle, la pensée la plus profonde.
Aujourd'hui, je suis bien refroidi. Étriqué ? Réservé sûrement. Les rêves ont brûlés, m'ont brûlé. L'idéal n'est pas calciné. Il n'est que ce qu'il est : une irréalité. Un être qui ne le sera jamais, n'a pas à "devoir-être".

Trente trois ans : le monde d'une génération.
Qui a grandit dans un temps qui disparaissait. Qui a cru en son pouvoir d'en fonder un nouveau, un pur, un éternel comme il se doit. Qui a liquidé impitoyablement les résidus d'autrefois. Qui a vu avec plaisir le mensonge de l'"avenir radieux" s'effondrer sur lui-même et qui voit ses désirs pour ce qu'ils sont : des hors-monde, des sans-monde. Qui palpe cette vérité : le désir n'est pas le projet, l'envie, le besoin. Certains, reculant d'effroi, refuse de le percevoir.

Trente trois ans est-il suffisant pour atteindre la sagesse ?
Cela suffit pour s'en aller gravir la montagne avec toute les apparences de la dignité, accompagné des oriflammes de l'honneur.
Vieux sage July... Qui l'aurait cru ? Hein ?

Allez, il fait beau. Libération fut un beau bateau. Adieu (qui sait ?) Serge.


Tag Technorati :

27.06.2006

Au cinéma ce soir...

D'où sort cet horrible mobilier grisâtre utilisé ce soir par Chirac? Il appartient vraiment au mobilier national ? Le chef de l'Etat -t-il voulu nous informer qu'il était le héros (in)volontaire d'un film de série Z ?